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L'Egalité c'est pas gagné !

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17 avril 2019

EDITO

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Chaque année, la journée Equal pay Day rappelle un principe constitutionnel : l'Egalité. "A travail égal, salaire égal" est donc un slogan toujours d'actualité.

Cet exemple illustre une revendication ancienne qui remonte a plusieurs siècles : l'égalité sociale et économique. En effet, on pointe du doigt les différences de niveau de vie du fait que plus de 80% de la richesse mondiale est détenue par 1% de la population mondiale. L'accès aux ressources mais aussi a l'éducation n'est pas la même pour tous ce qui maintient l'engrenage des creusement des inégalités. 

Mais ou trouve t-on ces inégalités ? Il suffit de passer la tête par la fenêtre pour voir ce SDF que vous croisez souvent. Ou pendant un voyage ! Quand du haut de l'hotel luxueu ou je vais passer ma nuit je peux apercevoir tout en bas des bidons villes plus grands que ce que je pensais, et simplement delimités par des palissades. Je peux aussi me renseigner pour en apprendre plus du monde dans lequel je vis et dans lequel j'ai un impact. Je comprendrais très vite quelle chance j'ai quand j'apprendrais qu'en Inde les petites filles ne peuvent pas accéder à l'éducation à cause de leurs règles... 

Mais pourtant en lisant cet article vous pouvez vous demander si toutes les inégalités sont injustes ? Est-ce réellemnt injuste qu'un ingénieur gagne plus qu'un ouvrier ? Ou, au contraire est-ce que c'est parcequ'il s'est donné les moyens de le devenir ? Mais avons nous réélement les mêmes chances d'accès à l'emplois ? 

Autant de questions que je traiterai dans ce blog, car moi, vous et des millions d'individus nous posons ces questions. 

 

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16 avril 2019

les Hommes, les Femmes et l'Egalité ?

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Une discrimination est avant tout une distinction. Discriminer c’est isoler une personne ou un groupe social au sein d’un ensemble plus large, c’est faire ressortir l’hétérogène de l’homogène. Discriminer c’est donc penser « je », « nous » et « les autres ». Sur quel(s) critère(s) va-t-on juger ce qui est identique et ce qui est différent ? Cette question a deux implications, l'une sociale, l'autre juridique.

Clichés, stéréotypes, idées reçues… Toutes ces simplifications facilitent l’appréhension et la lecture des relations sociales. Le « nous » et « les autres » ne sont que les reflets des catégorisations sociales et des rapports sociaux de domination à un endroit, à un moment. Or le droit est « engendré par les rapports sociaux, il construit la réalité sociale et politique.

Une discrimination est donc une distinction arbitraire et injustifiée, « un traitement inégal reposant sur l’application d’un critère illégitime. Ce qui suppose, d’une part, qu’il y ait un résultat effectif et constatable (une action et non une idée), et d’autre part, qu’il s’appuie sur un argumentaire socialement inacceptable (ce qui dépend évidemment du référentiel moral par rapport auquel la société juge les distinctions entre les êtres). », selon Didier Fassin.

L'égalité des sexes est le principe selon lequel les hommes et les femmes devraient recevoir untraitement égal et ne devraient pas être victimes de discriminations basées sur leur appartenance à l'un ou l'autre sexe, hormis les cas où une différence de traitement serait justifiée par une différence biologique valable. C'est un objectif de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et de l'Organisation des Nations Unies, qui prévoit une égalité en droit et dans des situations sociales, comme le fait de recevoir un salaire égal pour un travail égal. On notera cependant que c’es d’après la déclaration des droits de l’Homme et non de l’humain et que notre devise est liberté égalité fraternité et non solidarité ! Quand j'en fais part à certains on me répond « oh mais c’est rien c’est juste une devise ! » très bien ! Alors rendons populaire et universelle la déclaration des droits de la femme de 1791 !

Et oui ! Je paris que tu ne connais pas son existence et pourtant elle existe depuis 1791 ! C’est à la mi-septembre 1791, qu’Olympe de Gouges a publié sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Dès les Cahiers de doléances, diverses revendications avaient été exprimées par quelques anonymes qui demandaient que les femmes puissent faire partie du gouvernement et avoir des réprésentantes à l’Assemblée nationale.

Pourtant, j'ai bien l'impression qu'on ne nous l'enseigne pas ! J'ai beau chercher dans ma mémoire je ne me souviens qu'un jour en cours d'histoire on m'est parlé de la Déclaration Universelle de la Femme et de la Citoyenne.

La lutte pour le droits des femmes est donc en place depuis le XVIIème siècle et après tout ce temps, on doit toujours ce battre pour avoire un salaire égal à celui d'un homme, étonnant non ? Mais n'oublions pas qu'il y a eu une belle évolution !  par exemple le droit à l'avortement obtenu en 1975, on veut inclure de plus en plus de femmes dans les assemblées et dans la politique en général ou la condamnation du harcelement sexuel en 2012.

Quand on parle d'inégalités de genres on met les femmes en avant mais n'oublions pas que les inégalités de genres touchent égalemment les hommes ! Leurs congés parental n'est pas égal à celui des femmes et ils font face à de nombreuses pressions sociales ! nos normes societales acceptent les hommes masculins musclés, ils ne doivent pas pleurer car cela faoit trop "faible", voir un garcon jouer à la poupée en interpèlerait plus d'un !

 

15 avril 2019

Femme d'entreprises, un dur métier.

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 A travers la trajectoire de 3 femmes parvenues à d'importants niveaux de responsabilités, et le témoignage de recruteurs, ce film documentaire dresse un état des lieux contrasté de la promotion féminine dans l'entreprise. Il éclaire également sur la manière dont les femmes peuvent briser le fameux "plafond de verre"... Directrice exécutive de la banque publique d'investissement Bpifrance, Fanny Letier, énarque, accompagne dans leur développement 450 PME dont l'État est actionnaire minoritaire. En Allemagne, mère divorcée de deux grands enfants, Anka Wittenberg est responsable de la diversité et de l'inclusion chez l'éditeur de logiciels SAP, qui emploie 78 000 collaborateurs dans le monde. Secrétaire générale et directrice juridique de Renault Espagne, Maria Luisa de Contes est également à la tête du réseau "Woman at Renault" de la filiale. À travers la trajectoire de ces trois femmes parvenues à d'importants niveaux de responsabilités, Marita Neher dresse un état des lieux contrasté de la promotion féminine dans l'entreprise. 

A travers la trajectoire de ces trois femmes parvenues a d'important niveaux de responsbilité, Marita Neher dresse un etat des lieux contrasté de la promotion féminine dns les entreprises. Si leur représentativité dans le top maagement a augmenté ces dernieres annees en France et en Allemagne avec la mise en place de quotas obligatoires (dans l'Hexagone, 40% de femmes attendues depuis 2011 dans les comités directeurs et 30% depuis outre-Rhin dans les conseils d'administrations), dans un pays comme l'Espagne, le législateur refuse toujours d'imposer une politique de discrimination positive en leur faveurs. Donnant la parole à des recruteurs et des dirigeants d'entrepries, ce documentaire pointe les obstacles qui entravent encore trop souvent l'accession des femmes aux plus hautes sphères managériales, de leur surestimation des compétences requises pour exercer davantage de responsabiltés à un réseau moins developpé que celui de leurs collègues masculins et livre de nombreux conseils afin d'encourager les diplomés à briser ce fameux "plafond de verre".

 

 

14 avril 2019

La Féminisation des métiers

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L’Académie Française n’est pas connue pour ses grandes révolutions, et pourtant, il semblerait qu’en ce 28 février, un vent d'égalité a souffler sous la Coupole. Une commission constituée de quatre Immortels a en effet remis un rapport sur la féminisation des métiers, des grades, des titres et des fonctions. Un vote aura lieu début mars pour que l’on puisse enfin dire avocate, informaticienne, députée, procureure, ou encore la ministre sans enfreindre les lois de l’Académie.

On les utilise déjà dans le langage courant et ils se sont construits de manière naturelle : avocat/avocate, infirmier/infirmière, chirurgien/chirurgienne, éditeur/éditrice… Ces noms féminisés sont non seulement conformes à l’histoire de la langue française, qui enregistre de nombreux exemples dès le moyen-âge, mais ils sont également le reflet de l’évolution de la société. Il y a des noms de métiers et de fonctions au féminin car les femmes ont accédé aux postes à responsabilités.

Professions de prestige vs. professions ordinaires

Mais alors pourquoi les Immortels se sont-ils toujours opposés à la féminisation de certains noms ? Conservatisme ? Sexisme ? Misogynie ? Certainement un peu de tout ça.

Il y a des noms qui acceptent très bien le féminin, et ce depuis toujours : vendeuse, agricultrice, caissière, etc. Pour ces métiers « ordinaires », les académiciens n’y ont vu aucune objection. En revanche, sous couvert d’une sorte de « dignité de la fonction », ils refusent de sexualiser des titres considérés comme plus « prestigieux » : président, chercheur, écrivain, député, préfet, procureur, recteur… En d’autres termes, ce n’est pas la langue qui refuse la féminisation, ce sont bel et bien les mentalités.

« On est la secrétaire d’un patron, mais dans les postes supérieurs, on est madame le secrétaire d’Etat… »

Ce triste constat ne date pas d’hier. Benoîte Groult, journaliste et auteure très engagée en matière de féminisme, regrettait déjà le sexisme de la langue française en 1994, démontrant par A+B la légitimité de la féminisation des titres et fonctions.

13 avril 2019

"Chef" ou "Cheffe" ?

 

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La féminisation des noms de métiers est une évolution linguistique destinée à rendre plus visible le rôle desdans la vie publique et professionnelle. Il s'agit de contribuer à rééquilibrer par la sémantique, la position des femmes dans la société, qui reste sous-évaluée, dans un contexte valorisant traditionnellement les hommes.

En français, la plupart des noms de métier traditionnellement masculins soit ne disposent pas d'une forme féminine, soit ont des formes féminines anciennes tombées en désuétude. La construction de cette féminisation est par ailleurs encore hésitante pour certains mots pour lesquels il n'existe pas de consensus quant au suffixe, en -ice ou en -euse.

On distingue, d'une part la féminisation de la tereminologie, ou création de termes désignant au féminin des métiers, titres, grades et fonctions, et d'autre part la féminisation des textes, ou techniques d'introduction explicite des marques du féminin lors de la rédaction de textes (notes de service, articles de journal, etc.).

Approuvé à une très large majorité (seules deux voix se sont élevées contre), le rapport émanait d’une commission d’étude composée de Gabriel de Broglie, Michael Edwards, Danièle Sallenave et Dominique Bona. Quoique très prudent et fort diplomatique, il n’en représente pas moins une sorte de révolution sous la Coupole. C’est la toute première fois que l’institution, créée en 1634, va aussi loin dans la reconnaissance du féminin des mots, renouant en cela avec une pratique courante au Moyen Age.

Pas question de légiférer, rappelle le rapport, l’Académie se contente d’être la gardienne du « bon usage ». « Nous voulions rouvrir ce dossier, pour montrer que l’Académie est sensible au fait que des femmes s’interrogent sur la définition de leur métier », indique l’écrivaine Dominique Bona, qui milite depuis longtemps pour cette avancée. Il ne s’agit pas d’avaliser toutes les nouveautés, ni de les freiner d’ailleurs, mais « d’étudier quelles évolutions pratiques il serait souhaitable de recommander » en dégageant, parmi les usages, « ceux qui attestent une formation correcte et sont durablement établis ».

Les mots terminés par un « e » muet (« architecte ») ou un « o » (« impresario ») sont les plus faciles et, sauf quelques cas particuliers (« médecin »), les noms masculins terminés par une consonne se féminisent aisément en ajoutant un « e ». Idem pour les noms en « eur », qui peuvent se féminiser grâce au « e » (« docteure »), sauf lorsqu’un verbe correspond au mot (« chercheur-euse »).

« Chef », « chèfe », « cheffesse », « cheftaine » ou « chève » ?

Restent les noms qui posent problème. A commencer par « chef », qui a donné lieu à la création de formes féminines très diverses : « la chef », « chèfe », « cheffesse », « cheftaine » ou même « chève » (comme brève). Quoique n’appartenant pas de manière évidente au « bon usage », concluent les académiciens, c’est pourtant le mot « cheffe » qui l’emporte, car il est le plus employé.

Mais les mots sur lesquels les académiciens achoppent le plus et depuis longtemps sont ceux qui les concernent de plus près : écrivain et auteur. Pour le premier, l’affaire est si sensible que le rapport expédie en deux lignes la forme « écrivaine » – laquelle se contente pourtant d’ajouter un « e » à un mot se terminant par une consonne, selon la règle préconisée plus haut. « Cette forme, lit-on, se répand dans l’usage sans pour autant s’imposer. »

En réalité, beaucoup d’académiciens continuent de trouver ce mot laid, ou dissonant. Ils entendent « vaine », là où ils ne remarquent pas du tout « vain » quand le mot est au masculin. Qu’importe ! Le 21 février, dans son discours de réception de Patrick Grainville à l’Académie Française, Dominique Bona n’a pas hésité à formulerle mot « écrivaine » en parlant de Marguerite Duras, juste pour le plaisir de le faire résonner sous la coupole…

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12 avril 2019

2019 Annonce le changement !

Ce qui change en 2019 sur l’égalité femmes/hommes

 

A compter du 1er mars 2019, les entreprises de 1 000 salariés et plus vont devoir publier des indicateurs d'égalité femmes-hommes. L'objectif du législateur est d'annuler les écarts de rémunérations inexpliqués.

La loi « avenir » a pour ambition de supprimer ces écarts

Malgré de nombreuses lois votées au fil des années, les écarts moyens et les écarts inexpliqués demeurent. Les écarts inexpliqués laissent présager une discrimination salariale au détriment des femmes. Pour tenter de résoudre cette injustice, mais sans s’attaquer à la question des temps partiels subits ou de la surreprésentation des femmes dans des secteurs peu rémunérateurs, la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » introduit de nouvelles obligations pour les entreprises.

Le principe : une obligation de mesure des écarts

Le principe général de l’article 104 de cette loi est d’obliger les entreprises de plus de 50 salariés à mesurer les écarts de rémunération entre hommes et femmes et à entreprendre des actions correctives. Afin de susciter des corrections de la part des entreprises, le législateur a prévu une série d’obligations et de sanctions : négociation obligatoire sur le sujet ; délai de trois ans pour se mettre en conformité ; éventuellement pénalité financière à l’issue de ce délai, jusqu’à 1% des rémunérations. A noter que cette sanction n’est pas automatique mais décidée par l’administration du travail et qu’un délai supplémentaire peut être accordée « en fonction des efforts constatés ». La conformité de l’entreprise dépend de ses résultats au regard d’indicateurs.

Le déclenchement de sanctions objectivé par des indicateurs pondérés

Un décret du 8 janvier 2019 fixe les indicateurs d’égalité et les barèmes attribués à chacun d’eux. L’objectif, pour l’entreprise, est de parvenir au résultat de 75 sur 100, faute de quoi, elle doit lancer des mesures correctives :

  • L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes compte pour 40 points maximum ;
  • l’écart de taux d’augmentations individuelles compte pour 20 points dans les entreprises de plus de 250 salariés et de 35 points dans celles de 50 à 250 salariés ;
  • l’écart de taux de promotions compte pour 15 points (uniquement dans les entreprises de plus de 250 salariés) ;
  • le taux de salariées augmentées après leur retour de congé maternité compte pour 15 points ;
  • le nombre de salariés du sexe sous-représenté parmi les dix plus hautes rémunérations compte pour 10 points.
11 avril 2019

Faut -il etre beau pour trouver du travail ?

 

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Dis-moi quel est ton job, je te dirai quel look tu dois adopter ! Cette tendance à dire que l’habit doit faire le moine va plus loin aujourd’hui. Il ne suffit pas d’opter pour le dress-code du job pour lequel on postule ou dans le lequel on évolue, il faut aussi avoir le physique adéquat.

De nouvelles discriminations à l’embauche apparaissent et viennent se greffer à celles déjà connues, comme la discrimination selon l’origine et la situation face au handicap. Il est bien regrettable de constater que dans nos sociétés, ces pratiques ne sont toujours pas éradiquées et qu’elles continuent à se développer.

Trop petit, trop grand, trop gros, trop laid…Les employeurs ont tendance à privilégier les personnes « belles » au détriment d’individus au physique moins avantageux. Ce type de discrimination touche également la tenue vestimentaire ou d’autres comportements comme par exemple les piercings. Certains employeurs, du fait de leur éducation ou de l’image qu’ils veulent donner de leur entreprise, sont récalcitrants au recrutement d’un certain type d’individus. Alors faut-il être beau pour réussir ?

imagesSelon une enquête réalisée sur ce sujet en 2003, 46 % des salariés interrogés estiment que l’apparence tient un rôle de plus en plus important dans leur vie professionnelle et dans le déroulement de leur carrière. Selon ce panel, 82% des employeurs sont sensibles au look, 64% pensent que c’est l’apparence physique générale qui est facteur de réussite. Ces deux critères viennent devant l’existence d’un handicap (pour 43%) et la couleur de peau (pour 31%).

Ceci se vérifie lorsque l’on lit  l’enquête réalisée en 2005 par l'observatoire Français de la discrimination dirigé par Jean-François Amadieu qui vise essentiellement la discrimination des personnes obèses. Les candidats obèses répondant à la même offre que des candidats sans surpoids ont deux fois moins de chance de décrocher un entretien d’embauche. Ce qui est encore plus surprenant c’est que les personnes obèses sont même discriminées pour des postes de télévendeurs. La surcharge pondérale concerne aujourd’hui 31,9% des français et l’obésité 14,5%. Aux problèmes de santé liés à de tels états physiques viennent donc s’ajouter des difficultés pour s’insérer dans la vie active.

Le sociologue Nicolas Herpin a également dans son étude de référence démontré que la taille des hommes a une influence sur leur vie de couple et sur leur carrière professionnelle.

Mais il ne faut pas croire pour autant que la beauté est systématiquement un atout.

En effet, selon une étude réalisée en mai/juin 2010 par le « Journal of Social Psychology »  être une très belle femme peut aussi être paradoxalement handicapant lorsque l’on postule sur des métiers jugés « très masculins » et pour lesquels la beauté physique n’est pas vue comme un atout. Il s’agit par exemple des postes de directeur de la recherche et du développement, directeur financier, d’ ingénierie mécanique ou de chef de chantier.

Comme l’écrit Jean-François Amadieu : «…dans les emplois traditionnellement masculins, la séduction féminine paraît mal adaptée. Une apparence moyenne sera préférée par les recruteurs dans des métiers où l’élégance et  le paraître sont mal perçus. Dans la fonction publique, par exemple, la beauté sera considérée comme une marque de légèreté, de futilité et d’un manque de profondeur.»

Des combats peuvent toutefois être gagnés sur le plan de l’apparence physique. En août dernier un décret a mis fin au mètre soixante obligatoire pour les gardiens de prison et les policiers. Les personnes de petites tailles peuvent aujourd’hui postuler sur ces métiers.

A quoi peut-on avoir recours pour pallier ce manque d’égalité entre les personnes ? Une fois de plus le cv anonym semble être la solution. Mais dans la mesure où la législation n’a pas encore rendu obligatoire cette mesure pour les entreprises, elle n’est pas encore généralisée. Une des solutions, pour aboutir à une plus grande responsabilité sociétale des entreprises, serait alors de renforcer la législation pour la protection des personnes victimes de telles discriminations afin qu’un changement des mentalités s’opère véritablement et durablement.

10 avril 2019

l'Egalité au sein de la Société

 

En France, l’égalité fait partie de la devise républicaine aux côtés des principes de liberté et de fraternité. Pourtant, les inégalités sociales ne cessent de se creuser et minent la société. Les riches sont plus riches qu’auparavant, les classes moyennes décrochent. La pauvreté, dont il est de plus en plus  difficile de sortir, touche non seulement des chômeurs mais aussi des salariés.

Après une période de relative indifférence, la question des inégalités a commencé à revenir dans le débat public au milieu des années 1990, pour y prendre une place prépondérante au début des années 2000. Dès lors, de nouvelles données ont été prises en compte, de nouvelles recherches ont été engagées et un savoir nouveau s’est diffusé dans la société. La crise de 2008 n’a fait qu’amplifier le mouvement et nourrir l’inquiétude, parfois la colère, devant une situation qui apparaissait au plus grand nombre de plus en plus injuste parce que, dans certains domaines importants, de plus en plus inégalitaire. A tel point qu’aujourd’hui, près de huit Français sur dix déclarent souhaiter voir advenir une société plus égalitaire.Presque partout dans le monde, le nombre est nettement du côté de ceux qui déplorent les inégalités excessives : 92 % des Argentins sont d’accord pour dire que les différences de revenus dans leur pays sont trop importantes, 90 % en Chine, 91 % en France et en Espagne, 73 % en Suède, 74 % en Australie, et même 65 % aux États-Unis…

 

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Que faire alors ? Quel type de société viser ?

A ces questions, on obtient également des réponses concordantes. Dans tous les pays fortement industrialisés ou en voie de développement, on déclare souhaiter une société moins inégalitaire : très peu de gens pauvres, très peu de riches et une classe moyenne peu différenciée qui constitue l’essentiel de la population, voilà l’horizon social jugé désirable.

Et dans le même temps, pourtant, les inégalités de revenus ne cessent de se creuser. Elles ont même, dans les 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), atteint un niveau record depuis 30 ans : dans les années 1980, le revenu moyen des 10 % les plus riches était sept fois plus élevé que celui des 10 % les moins riches. Aujourd’hui, il est près de dix fois plus élevé. Si l’on jette un coup d’oeil du côté du coefficient de « Gini » – un indicateur dont l’échelle va de 0 (égalité parfaite) à 1 (inégalité totale : un individu concentre tous les revenus). Au milieu des années 1980, le coefficient se situait à 0,29. En 2011-2012, il a atteint 0,32, notamment à cause du fort creusement des inégalités dans 16 pays de l’OCDE sur 21, et notamment aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Israël, au Royaume-Uni, en Allemagne, et de façon plus inattendue, en Suède et en Finlande.

Comment comprendre que nous puissions sinon soutenir, du moins tolérer ou ne pas contester des politiques qui manifestement favorisent les rémunérations exorbitantes de certains, l’injustice sociale et le creusement des inégalités que nous dénonçons avec tant de vigueur ? 

9 avril 2019

Témoignage d'une immigrée Italienne

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Comment acceder à l'égalité quand on est immigré ? Afin de rendre compte de la réalité j'ai décidé de vous partagez l'expérience de ma grand mère. Je lui ai posé quelques questions que vous pourrez trouver ci-dessous :

- Mamie, je te laisse te présenter.

 - Bonjour, je m'appelle Lucciana, Lucienne en français et je suis une ancienne immigrée Italienne. Je suis arrivée en France vers mes 6/7 ans.

 - Comment devez-t-on se comporter quand on était immigré en France dans les années 1950 ?

 - Ne rien dire ! Les italiens n'avaient jamais raison. On ne pouvait ni manifester, ni contredire une opinion française même si nous avions raison sur un point. Il fallait se faire tout petit, si on se plaignait trop on se faisait expulser. Mon père nous a toujours réconforté quand nous voulions rentrer en Italie, il nous disais « ne vous inquiétez pas, un jour vous serez plus françaises que des français de souches ! »

 - Comment devenir français ?

 - On devait montrer notre patriotisme pour la France, ne pas se faire remarquer, ne pas se battre, ne pas montrer qu'on étaient italiens en quelques sortes. Et c'est ce que l'on a fait ! Mon père nous disais toujours que notre pays n’était plus l’Italie mais la France car c'est elle qui nous donnait notre pain. Au bout de 7 ans, nous avons put être naturalisés, nous avions organisé une grande fête avec nos amis et nos voisins (italiens bien évidemment).

 - Comment avez vous trouvez un logement ?

 - Mon père était fermier et il cultivait les terres d'un italien et en échange nous étions logés. Les excédants étaient vendus au marché pour nous faire un peu d'argent. Ma grande tante était déjà en France et c'est elle qui nous a donné du mobilier, de la vaisselle, des lits... nous n'avions rien. Et si on ne nous avez pas aidé on se serait retrouvé à la rue. Et bien sur qu'on aurait pas put demander de l'aide à un français. On n'a tout recommencer à zéro.

 - As tu fais face a de la discrimination ?

 - A notre arrivée, on nous traitait de « babi » qui veut dire crapaud en provençal, je vous laisse imaginez la violence de la chose pour une enfant de 6 ans ! On nous reprochait de venir prendre le travail et le pain des français. Nous n'avions droits à aucune aide et à aucun minimas sociaux. A l'école c'était pareil, d'abord les enfants français puis les enfants immigrés. Les parents enseignaient le racisme aux enfants !

 - Est ce que tu as un souvenir marquant de cette époque ?

 - Tous les matins à 10h, on nous donnait un verre de lait et un morceau de pain et un jour, il y a 70 ans de ça puisque aujourd'hui j'ai 76 ans, je faisais la queue et c'était bientôt a mon tour quand une petite, française de souche, s'est approchée et m'a dit « les étrangers c'est derrière ! » personne n'a réagis ni n'a pris ma défense. Alors je n'ai pas eu le choix et je suis retournée au bout de la file d'attente, j'avais 6 ans. Pour moi l’école n'est un très bon souvenir.

 

Interviwer ma grand mère me permet de vous partager des souvenirs et un vécu, cela me tenait à coeur. Parler des migrants est un sujet épineu et j'ai pensé qu'il serait plus interressant de montrer le ressentit de quelqun concerné plutot que d'écrire un article traditionnel avec des questions réthoriques ou des pourcentages. Pour survivre, ma grand mère à laissé de coté son droit à l'égalité pour pouvoir survivre. Et, des millions de personnes, comme elle, sont victimes de discriminations face à leur origine, leur religion, leur genre... encore aujord'hui.

8 avril 2019

LGBT et Egalité

 

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé à la 37ème Gay Pride, samedi 30 juin 2018. Un événement et une occasion pour la communauté LGBT d’afficher son drapeau arc-en-ciel, mais aussi pour rappeler ses multiples revendications.

De la dépénalisation de l’homosexualité à son retrait de la liste des maladies mentales…

Retour sur les grandes dates du combat pour l’égalité et les droits comme en 1930 où l’artiste peintre danoise Lili Elbe née assignée garçon est l’une des premières personnes transgenres à bénéficier d’une réattribution sexuelle. Mais ce n’est que le début d’un long chemin pour les droits des personnes LGBT.

En France, c’est seulement en 1982, sous l’impulsion du ministre de la Justice Robert Badinter que l’homosexualité fut dépénalisée. "La négation des droits de l’Homme s’inscrit aussi dans la pénalisation de l’homosexualité", avait lancé Robert Badinter lors d’un discours en 2009. Il faudra ensuite attendre 8 ans pour que l’homosexualité ne soit plus considérée comme une maladie mentale par l’Organisation mondiale de la Santé. En effet, c’est en 1990 que l’OMS a retiré l’homosexualité de la liste en question. 

De l’autre côté de l’Atlantique, en 1969, des émeutes éclatent après une descente de police dans un bar gay de New York, le Stonewall Inn. Ce sont les premières manifestations pour les droits des personnes LGBT. Le principal leader de ce mouvement est l’activiste transgenre Marsha P. Johnson. Un an plus tard, la première Gay Pride aura lieu à New York pour commémorer l’anniversaire de ces émeutes. En 1977, Harvey Milk est le premier homme ouvertement homosexuel élu au poste de conseiller municipal aux États-Unis. "Ma position me donnera une tribune et cela peut aider à changer les choses", avait-il notamment déclaré avant son élection.

En 2001, les Pays-Bas sont le premier pays au monde à légaliser le mariage homosexuel. En France, il sera autorisé 12 ans plus tard, en 2013, après plusieurs mois de virulents débats et manifestations. Aujourd’hui, 11 pays condamnent encore les homosexuels à la peine de mort. En France, le nombre d’agressions physiques LGBTphobes a augmenté de 15 %.

Depuis le début des années 2000, les politiques éducatives françaises affichent leur volonté de promouvoir l’égalité entre les sexes.

Trois conventions interministérielles (2000, 2006, 2013) font référence à cet objectif confirmé dans la loi de refondation de l’école (LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013). La dernière convention interministérielle signée en février 2013 mentionne explicitement que des actions de prévention contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre doivent être mises en œuvre dans chaque établissement scolaire. La circulaire de rentrée, à destination de tous les chefs d’établissement, demande la mise en œuvre d’actions éducatives pour « combattre toutes les formes de discriminations qui nuisent à la cohésion sociale et à l’épanouissement de chacun comme individu et comme citoyen. (…) (en particulier) la lutte contre l’homophobie et la promotion de l’égalité entre les filles et les garçons » (circulaire du 10 avril 2013, p. 8). Ces actions concernent tous les établissements scolaires de la maternelle au lycée. Tout-e enseignant-e doit donc être en mesure de prendre en compte ces injonctions dans son enseignement.

Dans le même temps, l’homosexualité s’inscrit toujours parmi les tabous du monde scolaire. Pourtant selon les estimations effectuées, 6 à 7% de la population française est homosexuelle (Corraze, 1996), les magazines gays accroissent ces chiffres jusqu’à 10%. Rapportées au contexte de la classe, ces estimations forcent à considérer que dans chaque classe de 30 élèves, 1 à 2 élèves ont ou auront une orientation sexuelle les amenant à choisir un-e partenaire de même sexe. Je mettrais bien là un mot sur les effets d’une culture hétérosexuelle sur les chiffres. Comment lutter contre l’homophobie si on ne parle pas de sexualité ? d’homosexualité ? Trop souvent, ces questions restent cantonnées à quelques cours de biologie ou à de rares interventions ponctuelles menées par des personnes extérieures à l’institution (planning familial, associations…). On ne peut pas continuer de feindre l’ignorance car l’indifférence conduit à des comportements discriminatoires homophobes, répréhensibles par la loi et surtout transforme l’école en une épreuve quotidienne pour certain-e-s tout au long des 16 années du cursus scolaire français. Chez les adolescent-e-s homosexuel-le-s, les tentatives de suicide sont 4 fois plus élevées pour une fille et 7 fois plus élevées pour un garçon que pour un-e hétérosexuel-le. L’homophobie est le principal facteur de sur-risque suicidaire (Terra, Bulletin épidémiologique n°47-48, 2011). Mais encore : sur 1977 témoignages d’actes homophobes enregistrés par l’association « SOS Homophobie » sur l’année 2012, 5% des cas concernent le milieu scolaire (en augmentation de 38% par rapport à l’année précédente). Les manifestations recensées sont notamment des violences verbales (44%) mais aussi des attitudes discriminatoires. Les discriminations s’entendent comme des comportements préjudiciables envers une catégorie de personnes à partir d’un critère particulier, comme celui de la sexualité avérée ou supposée. Les discriminations sont sous-tendues par un système de croyances et de préjugés -dans ce cas à l’égard de l’homosexualité- conduisant par exemple à forger des clichés, des stéréotypes censés caractériser ces personnes. Il relève de la mission d’éducation dévolue à l’enseignant-e d’expliquer, de faire comprendre, de rassurer les élèves et d’œuvrer au maintien du lien social. L’école est certes un lieu d’instruction et de transmission des savoirs disciplinaires, mais elle est aussi un lieu privilégié d’éducation commune.

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L'Egalité c'est pas gagné !
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